La Global Taskforce des GLR est reconnue dans le rapport du SG comme le principal mécanisme de coordination de la circonscription mondiale des collectivités locales. Son rôle central est d’articuler des positions politiques communes, d’organiser une représentation collective et d’agir avec cohérence et unité face aux institutions onusiennes.
Le premier semestre 2026 est un moment charnière : les "100 Jours du Multilatéralisme Local" vont permettre une mobilisation coordonnée des collectivités locales, afin de porter une voix unifiée dans tous les forums.
L’objectif final est clair : faire en sorte que d’ici 2030, les villes et régions soient officiellement reconnues et intégrées dans l’architecture de l’ONU, comme des partenaires indispensables de la mise en œuvre.
Mandaté par l’Action 55(e) du Pacte pour l’Avenir, le rapport du Secrétaire général définit une voie pragmatique et non mutuellement exclusive pour institutionnaliser, renforcer et développer l’engagement de l’ONU avec les gouvernements locaux et régionaux, guidée par trois critères : la permanence, la structure et la reconnaissance distincte. Il identifie des options concrètes pour consolider l’engagement des GLR au sein de l’ECOSOC/HLPF, développer des modalités de dialogue régulières au niveau de l’Assemblée générale, et renforcer la cohérence à l’échelle du système ainsi que les liens de mise en œuvre.
Parallèlement, l’examen GA80 de l’ECOSOC et du HLPF offre une piste de réforme immédiate pour faire avancer certains éléments de cet agenda. Le Document d’éléments en cours de discussion fait explicitement référence au renforcement de l’engagement avec les gouvernements locaux et régionaux, notamment à travers des espaces structurés au sein du HLPF, parallèlement à un effort plus large pour rendre l’ECOSOC/HLPF plus axé sur l’action et les résultats.
Dans ce contexte, le premier semestre 2026 est réaffirmé comme une période de convergence stratégique pour la circonscription, encadrée par les « 100 Jours du Multilatéralisme Local », afin d’aligner les moments clés, de consolider le positionnement et de soutenir un engagement cohérent vers les débats post-2030.
La stratégie du GTF sur le multilatéralisme vise à :
- Mettre en œuvre l’Action 55 en soutenant les États membres et le système onusien dans l’application des recommandations du rapport à travers des modalités pratiques et politiquement faisables.
- Ancrer les GLR en tant qu’acteurs politiques et partenaires de mise en œuvre à travers le système de l’ONU, en renforçant la gouvernance multiniveau comme condition de délivrance, de responsabilité et de confiance dans les institutions.
- Garantir des espaces structurés, réguliers et significatifs pour l’engagement des GLR dans le cycle ECOSOC/HLPF, et élargir progressivement le dialogue institutionnel avec l’Assemblée générale.
- Renforcer la cohérence entre les mécanismes de l’ONU engageant les GLR (niveaux mondial, régional et national), en assurant la complémentarité plutôt que la prolifération.
- Lier la participation aux résultats en positionnant l’engagement des GLR autour de la mise en œuvre : financement, mise en œuvre territoriale et progrès mesurables dans la dernière phase vers 2030.
La Global Taskforce des GLR est le principal mécanisme de coordination de la circonscription organisée des gouvernements locaux et régionaux au niveau mondial et est reconnu, notamment dans le rapport du Secrétaire général, comme l’espace de coordination politique à travers lequel la circonscription articule des positions politiques communes, organise une représentation collective et agit avec cohérence et unité. Fonctionnant par le biais d’un leadership collectif et d’une représentation en réseau, il assure l’appropriation politique par ses réseaux membres, soutenu par une prise de décision fondée sur le consensus et la transparence.
Une expression centrale de ce rôle est la convocation de l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux (WALRG), le plus haut espace délibératif politique de la circonscription, à travers laquelle les élus adoptent des messages politiques communs transmis aux processus internationaux. La continuité est assurée par un Secrétariat facilité par CGLU au nom de ses membres, tandis que la Réunion annuelle du Groupe de travail définit les priorités stratégiques et les messages clés pour le plaidoyer conjoint.
S’appuyant sur les échanges tenus au sein du GTF dans le cadre de cette Réunion annuelle, les « 100 Jours du Multilatéralisme Local » fourniront un cadre de mobilisation partagé pour renforcer la cohérence et le positionnement collectif tout au long du calendrier 2026. En alignant les moments clés dans ce cycle convergent, ils soutiendront une voix unifiée de la circonscription à travers les processus, connecteront la présence à l’objet grâce à des messages partagés et des demandes axées sur la mise en œuvre, et renforceront notre capacité à traduire les réformes multilatérales en résultats tangibles et fondés sur les droits pour les communautés.
Orientation processuelle
- Engagement politique : mobiliser les États membres via des coalitions, des champions et des co-facilitateurs, en coordination avec les MAE, les Missions permanentes à New York et les organes de l’ONU.
- Voies institutionnelles : utiliser les processus intergouvernementaux existants (ECOSOC, HLPF, AG) pour consolider les mécanismes actuels et préparer une reconnaissance formelle au niveau de l’Assemblée générale.
- Alignement systémique : intégrer les gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans les Cadres de coopération onusiens et la coordination des Résidents, pour ancrer leur rôle dans l’architecture de développement de l’ONU.
- Données et responsabilité : valoriser les rapports volontaires locaux/subnationaux comme outils d’apprentissage et de cohérence des politiques, à tous les niveaux de suivi.
- Narrative stratégique : présenter l’engagement des GLR non comme une simple participation, mais comme un levier pour rendre le multilatéralisme plus efficace, ancré dans la mise en œuvre concrète, les droits et l’égalité.
Une voie consolidée et progressive pour mettre en œuvre le rapport du SG à travers le processus d’examen GA80, aboutissant à :
- Un espace GLR renforcé et mieux structuré dans le cycle du HLPF
- Des liens de mise en œuvre ECOSOC-vers-pays plus clairs qui intègrent les GLR dans les Cadres de coopération et la coordination de la mise en œuvre
- Un Forum de partenariat configuré pour relier la mise en œuvre territoriale aux partenariats et au financement
- Une ouverture négociée pour des modalités de dialogue au niveau de l’AG, faisant progresser la reconnaissance différenciée des GLR en tant qu’acteurs gouvernementaux.
Contact :
Simone Giovetti : s.giovetti@cites-unies-france.org